2009 : l’Année mondiale de l’Astronomie a démarré à l’Unesco

N° 7 - février 2009

L’Année mondiale de l’Astronomie (AMA 09), proposée par l’Organisation des Nations unies (ONU) et l’Union astronomique internationale (UAI), s’est ouverte officiellement, les 15 et 16 janvier 2009, au siège de l’Unesco, à Paris, sous le thème « L’Univers, découvrez ses mystères ». Une occasion unique de célébrer, au niveau international, le 400è anniversaire de l’utilisation, par Galilée, de la première lunette d’observation. L’année 2009 sera jalonnée de multiples manifestations organisées dans près de 140 pays, pour inciter le grand public à explorer le cosmos. Les 100 heures d’astronomie, un événement mondial majeur, se tiendra du 2 au 5 avril 2009. Des observations, des ateliers ludiques, des animations et des programmes d’information en direct seront présentés depuis les grands observatoires internationaux. En France, plus de 300 projets labellisés permettront aux astronomes de partager leur passion et leurs connaissances. Cet ambitieux programme est destiné à des publics variés, et notamment aux jeunes.

En 1609, Galilée utilise la première lunette astronomique pour étudier le ciel. Il observe ce qu’aucun homme n’avait jamais vu : les cratères sur la Lune, les satellites de Jupiter, les phases de Vénus… Une invention qui a ouvert la voie à quatre siècles de découvertes. Actuellement, les télescopes au sol et dans l’espace scrutent en permanence l’Univers dans toutes les gammes de longueur d’onde. « Quatre cents ans après cette première observation du ciel au travers d’un instrument, l’astronomie vit un âge d’or », s’est félicité Catherine Césarsky, présidente de l’UAI, lors de la cérémonie d’ouverture. « Grâce aux progrès fantastiques de la technologie, l’Univers est devenu un livre ouvert que nous pouvons lire avec des télescopes ou des sondes robotiques spatiales ».

Un comité de pilotage, présidé par Anny-Chantal Levasseur-Regourd, astrophysicienne et professeur à l’Université Pierre et Marie Curie (UPMC), a été mis en place pour coordonner les manifestations prévues en France. Plus de 900 personnes, représentant les 136 pays participant à l’événement, ont été conviées à l’Unesco, à une cérémonie d’ouverture exceptionnelle, tant par la renommée des conférenciers présents que par la richesse des échanges avec des passionnés du ciel issus de différentes cultures. Tout au long de l’année, de nombreuses occasions de découvrir l’astronomie sont offertes au public sur l’ensemble du territoire français. Parmi elles, on peut citer les grandes conférences, qui sont animées, de janvier à décembre, par des scientifiques de renom dans la plupart des grandes villes, ou encore les 100 heures d’astronomie.

Ces 100 heures d’astronomie permettront au public, partout dans le monde, de se retrouver, du 2 au 5 avril 2009, pour scruter le ciel en direct et suivre les activités des grands observatoires internationaux. A Paris, l’UPMC et l’association Planètes-Sciences à Jussieu, la cité des Sciences à La Villette, l’Association française d’astronomie au Parc Montsouris et l’Observatoire de Paris se sont réunis pour offrir à tous la possibilité d’observer le ciel au cours de ces 100 heures. Cet événement sera répété, du 23 au 24 octobre, sous le thème des Nuits galiléennes ou 50 heures, afin de montrer que le ciel change en six mois et pour voir ce que Galilée a découvert : les quatre lunes galiléennes de Jupiter.

L’UPMC organise également quatre Bars des sciences. C’est l’occasion de s’entretenir avec des astrophysiciens autour de différents sujets, comme Être astronome en 2009 ou La vie dans l’Univers. Plusieurs expositions, réalisées par des enseignants-chercheurs de l’Université, sont proposées : Météorites et astéroïdes et Promenades dans l’Univers.

Dans le cadre des Nuits de l’Observatoire de Paris se tiendra, tous les vendredis soirs, à 20 heures, une conférence publique suivie d’observations sur des instruments mobiles, dans les jardins publics du site de Paris. Une nuit entière à l’Observatoire de Meudon, celle du 16 au 17 mai, sera tout spécialement consacrée aux observations et aux échanges autour des objets célestes et des instruments, ainsi qu’à la prise de conscience des effets de la pollution lumineuse.

Très attendu aussi, le lancement, en avril, de deux satellites scientifiques européens d’observation de l’Univers, le télescope spatial Herschel et l’observatoire Planck.

Cette célébration de l’astronomie devrait encourager, notamment chez les plus jeunes, l’esprit de découverte et de partage des connaissances fondamentales concernant l’astronomie et les sciences. « Certains projets nous tiennent spécialement à cœur, comme ceux qui permettent à des personnes empêchées (malvoyants, malentendants, personnes hospitalisées…) d’appréhender les merveilles de l’Univers », explique Anny-Chantal Levasseur-Regourd. Sur Internet, un agenda cosmique est ouvert pour apporter des informations sur les phénomènes astronomiques, et un Portail vers l’Univers envoie les internautes vers les sites consacrés à l’astronomie.

L’Année mondiale de l’Astronomie constitue une formidable opportunité de s’émerveiller en redécouvrant l’Univers dans lequel nous vivons. Cet événement international offre une plate-forme permanente de convergence des observations au-delà des barrières d’âges, de cultures et de lieux. « Il y a une volonté d’échanges entre tous les astronomes du monde entier. On met des ressources et des idées en commun », indique Anny-Chantal Levasseur-Regourd.

Annik Bianchini

Sites Internet :

www.astronomy2009.fr
www.cosmicdiary.org

Dernière modification : 23/04/2010

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