UE-TAIWAN : ECHANGES DE VUES SUR LES DROITS DE L’HOMME [中文]

Les seconds échanges juridiques en matière de droits de l’Homme entre l’UE et Taïwan se sont déroulés du 27 au 30 août à l’occasion de la visite à Taïwan (Taipei et Tainan) du juge Christian Schmitz-Justen, Vice-Président de la Haute cour régionale de Cologne (Allemagne). Ce dernier a rencontré des juges, des procureurs, des avocats, des parlementaires, des membres d’ONG et des universitaires taïwanais. Sa visite a été organisée par l’Institut allemand de Taipei, en lien avec le Bureau économique et commercial européen (EETO), le Bureau commercial et culturel britannique et le Bureau français de Taipei. Elle faisait suite à des échanges tenus précédemment en mars 2012 à Taïwan avec deux experts judiciaires européens venus de France et du Royaume Uni, qui avaient partagé leurs expériences variées en matière de droits de l’Homme, acquises dans l’exercice de leurs fonctions en Europe et dans d’autres parties du monde.

Le Ministre de la Justice, M. Tseng, le Vice-Président du Yuan de Justice, M. Su, le Président de la Haute cour de Tainan, M. Cheng, et d’autres experts ont fait part, lors de cet événement, de leur grand intérêt à poursuivre la coopération et les échanges avec l’UE dans ce domaine.

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Les droits de l’Homme doivent à l’évidence être au cœur du travail de tout professionnel de justice, partout dans le monde, comme l’a montré le juge Schmitz-Justen dans sa présentation sur de récentes affaires judiciaires liées aux droits de l’Homme en Allemagne. S’appuyant sur des données statistiques, le juge a aussi montré que le respect des droits de l’Homme, en particulier un traitement plus adapté et personnalisé des suspects et des criminels, contribuait dans les faits à l’amélioration de la sécurité publique. Les chiffres montrent à l’inverse qu’un fort taux de condamnations à mort ou d’emprisonnement n’a aucun effet dissuasif en termes de criminalité. A titre d’exemple, la probabilité d’être victime d’un crime est jusqu’à dix fois supérieure dans un pays tel que les Etats-Unis, comparé à la plupart des pays européens, où la peine de mort est interdite et où le nombre de prisonniers par habitants est plus faible.

Après la ratification par Taïwan en 2009 des deux conventions internationales sur les droits de l’Homme (Pacte international relatif aux droits civils et politiques, et Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels), le gouvernement taïwanais a rendu public son premier rapport sur la mise en œuvre de ces instruments. Ceci constitue une base importante pour un dialogue sur les droits de l’Homme entre la société civile, le système judiciaire et le gouvernement. L’UE s’engage à poursuivre sa collaboration avec Taïwan pour promouvoir les échanges de vues sur les questions liées aux droits de l’Homme, pour partager les expériences et pour sensibiliser le public sur ces sujets.

Dernière modification : 04/09/2012

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