Baromètre de l’Attractivité de la France 2018 [中文]

La France rejoint la tête du classement européen

Le retour des investisseurs étrangers dans l’Hexagone se confirme en 2017. Avec 1019 projets annoncés en 2017 et une progression de 31% par rapport à 2016, la France se hisse quasiment au niveau de ses grands concurrents, le Royaume-Uni et l’Allemagne.

Malgré le Brexit, le Royaume-Uni parvient à conserver la première place du podium européen de l’attractivité en 2017. Cependant, le pays perd de sa superbe : le nombre de projets n’a progressé que de 6% en 2016 et 2017, après avoir augmenté de 20% entre 2014 et 2015.

Première économie du continent et troisième puissance exportatrice au monde, l’Allemagne renforce son attractivité grâce à l’amélioration continue de sa compétitivité.

Les nouveaux visages de la France attractive

Représentant près d’un tiers des investissements étrangers accueillis en France (32%), l’industrie tire tout particulièrement parti de ce retour en grâce de la France en 2017.

La France rattrape une partie de son retard dans l’implantation de centres de décisions (+53% en France contre +31% au Royaume-Uni et +23% en Allemagne).

La France réalise la plus belle progression du trio de tête européen en matière d’implantations ou d’extensions de centres de R&D. Avec 78 nouveaux projets (+53% en France contre +31% au Royaume-Uni et +23% en Allemagne), elle s’affirme comme un pays compétitif en matière d’innovation.

Les atouts de la France dans l’économie mondiale

La France s’affiche désormais comme un pays compétitif dans le domaine de l’innovation.

Selon 35% des dirigeants interrogés, l’innovation est l’atout mondial de la France. Toutefois, d’autres avantages concurrentiels s’affirment plus nettement : la place de la France dans l’économie européenne, la variété de ses secteurs d’activités, son vivier de talents ou encore son rayonnement touristique.

La France cristallise notamment l’attention en affichant ses ambitions de leader européen sur des sujets d’avenir comme l’intelligence artificielle (IA) : le début de l’année 2017 a en effet été marqué par les annonces de plusieurs grands groupes, notamment des entreprises d’électronique et de haute-technologie.

Une destination plus attractive pour les start-up étrangères

Portée par le dynamisme de la French Tech et les nombreux dispositifs d’aide à l’entrepreneuriat, la France confirme son ambition de « Start-up Nation » : 56% des investisseurs étrangers jugent efficace ou très efficace la politique mise en œuvre par la France pour encourager la création de start-up.

La France se positionne désormais à la deuxième place européenne en nombre et en valeur des opérations réalisées en capital-risque, pour atteindre en 2017 un montant de 2,5 milliards d’euros pour 605 opérations, d’après le Baromètre EY du capital risque.

Les métropoles régionales attirent les investisseurs

C’est une chance pour la France, cette attractivité entrepreneuriale s’exprime également en dehors de l’Ile-de-France : au sein des grandes métropoles régionales, Lyon reste leader incontesté aux yeux des dirigeants internationaux, tandis que Bordeaux conforte en 2018 sa deuxième place acquise l’année précédente.

Plus globalement, nos enquêtes soulignent la capacité des métropoles françaises à attirer sur leur territoire les projets d’investissement étranger portant sur des fonctions stratégiques (centres de R&D et centres de décisions) et à en faire bénéficier les territoires voisins.

La France s’est-elle contentée de rattraper son retard ?

Progression spectaculaire de l’attractivité de la France

Le nombre de dirigeants qui envisagent une amélioration à 3 ans s’établit au niveau inédit de 55%, doublé par rapport à l’enquête précédente (27%). Ainsi, l’enthousiasme du moment semble durable, les dirigeants semblant convaincus que la France a pris un virage décisif pour redresser son modèle de compétitivité et d’attractivité.

Les réformes finissent par payer, mais la compétitivité doit encore s’améliorer

En dépit des fluctuations conjoncturelles de l’activité mondiale, la bonne performance française s’explique en grande partie par une prise de conscience progressive de la nécessité de réformer structurellement le pays afin de le rendre plus compétitif et « business-friendly ».

En revanche, une part croissance de décideurs souhaiterait que les pouvoirs publics français s’engagent dans la poursuite de l’action de réduction du coût du travail (38% contre 31% l’année précédente).

Dernière modification : 29/06/2018

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